Première de couverture de « La France des Talents », Tome 1, par Matthieu Straub, Éditions Kileton

Essai · Tome 1 — Le Pourquoi

La France
des Talents

Les fondements évangéliques d'une France libre, responsable et souveraine

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La France se meurt — et nous le savons tous.

Et si le remède qu'elle cherche partout dormait dans le livre qu'elle a cessé d'ouvrir ?

Non pour la convertir. Pour la faire penser.

Ce livre prend les Évangiles au mot, non comme une religion, mais comme la plus lucide des grammaires politiques. Il y relit ce qu'aucun parti n'ose plus formuler : une personne libre et responsable, jamais réduite à un numéro de dossier ; un État ramené à ses missions vitales, propre, simple, souverain ; une société vivante qui n'attend plus tout d'en haut pour exister.

Car il faut avoir le courage de relire ce qui est écrit. Quand un homme dit à ceux qui gouvernent : « Ils lient de pesants fardeaux et les mettent sur les épaules des hommes, mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt », il ne fait pas de la morale. Il décrit, deux mille ans à l'avance, une administration qui empile les normes sans jamais en supporter le poids. Et quand il ajoute : « Il n'en sera pas ainsi parmi vous », il ne prêche pas l'humilité : il congédie la caste.

Ni sermon ni programme : une pensée. Chiffres vérifiés à l'appui, objections affrontées de face, langue de bois proscrite. On ne trouvera ici aucun argument tiré du Ciel, aucune norme justifiée par la seule autorité de la foi. Le Christ y est convoqué comme on convoque un penseur politique, pour la puissance de ce qu'il dit, non pour ce qu'il serait.

Ce premier tome ne dit pas encore comment ; il établit, pierre après pierre, le pourquoi, car on ne rebâtit pas une nation sans avoir d'abord retrouvé les raisons de la vouloir.

Les paroles qui fondent

Sept phrases, et tout un ordre politique


Chacune de ces paroles ouvre un chapitre du livre. Aucune n'est citée pour édifier : toutes le sont pour démontrer.

« Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. »
Jean 8, 32

Le verset matriciel de tout l'ouvrage. Pas de liberté sans vérité, donc pas de liberté sans comptes publics exacts, sans information libre, sans parole que l'on peut contredire.

« Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »
Matthieu 22, 21

La première séparation des pouvoirs de l'histoire. César a un domaine, il n'a pas tous les domaines. L'État a des missions, il n'a pas tous les droits.

« Ceux qu'on regarde comme les chefs des nations les dominent. Il n'en sera pas ainsi parmi vous : celui qui veut être le premier, qu'il soit le serviteur de tous. »
Marc 10, 42-44

Le pouvoir est un service, jamais une rente. Toute la critique de la caste, des privilèges et de l'entre-soi administratif tient dans ces trois lignes.

« Ils lient de pesants fardeaux et les mettent sur les épaules des hommes, mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. »
Matthieu 23, 4

Le procès de la complexité. Ceux qui fabriquent la norme n'en subissent jamais le poids ; ceux qui la subissent ne l'ont jamais votée.

« J'ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. »
Matthieu 25, 25

La parabole qui donne son titre au livre. Le seul serviteur condamné n'est pas celui qui a perdu : c'est celui qui n'a rien tenté. La prudence stérile est le vrai péché politique.

« Celui qui est fidèle dans les moindres choses l'est aussi dans les grandes ; et celui qui est malhonnête dans les moindres choses l'est aussi dans les grandes. »
Luc 16, 10

La probité ne se divise pas. On ne tolère pas un peu de corruption comme on tolérerait un peu de fièvre. Fondement du chapitre anti-corruption.

« Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. »
Matthieu 10, 34

La parole qui clôt le tome. Restaurer une nation, c'est trancher. Ce livre ne cherche pas le consensus : il cherche le vrai, et il sait ce que cela coûte.

« Avance en eau profonde, et jetez vos filets pour la pêche. »
Luc 5, 4

L'ordre donné à un homme qui avait déjà échoué toute la nuit. Il n'y a pas de redressement sans le risque de reprendre la mer. C'est l'invitation faite à la France.

L'architecture

Trois mouvements, dix-sept chapitres


La personne, puis l'État, puis la société. On ne bâtit pas dans un autre ordre.

La personne, avant tout le reste

Partie I · Chapitres 1 à 6
« Que servirait-il à un homme de gagner le monde entier, s'il vient à perdre son âme ? » Matthieu 16, 26

Avant l'État, avant la loi, avant l'économie, il y a un être irréductible que rien ne peut échanger contre autre chose. De cette irréductibilité découle tout le reste : la propriété, qui prolonge la personne ; le travail, qui la révèle ; le don libre, qui la grandit ; la famille, qui la fait naître ; la vérité, sans laquelle sa liberté n'est qu'un mot.

La personne libre et responsable · La propriété privée · Le travail, les talents, le risque · La charité volontaire contre la redistribution forcée · La famille comme matrice · La vérité, condition de la liberté

L'État remis à sa place

Partie II · Chapitres 7 à 12
« Il n'en sera pas ainsi parmi vous : celui qui veut être grand parmi vous sera votre serviteur. » Marc 10, 43

Le cœur régalien du livre, et sa part la plus dure. Un État réduit à ce que lui seul peut faire, et qui le fait vraiment : la justice, la sécurité, la défense, la monnaie. Un pouvoir qui sert et qui rend des comptes. Une complexité normative démolie, une corruption traquée, une souveraineté reprise. Ici, chaque principe porte un chiffre et une cible.

Rendre à César · Les fonctions régaliennes · Le pouvoir comme service, non comme rente · Détruire la complexité · L'anti-corruption · L'Europe des nations souveraines

La société qui se relève d'elle-même

Partie III · Chapitres 13 à 17
« Là où deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux. » Matthieu 18, 20

Rien de grand ne descend d'en haut. L'initiative, l'association, le voisin qui relève le voisin : c'est là que la nation tient debout, ou nulle part. Le pauvre, le malade et l'étranger y sont regardés en face, sans angélisme et sans dureté. Et la parole y reste libre, y compris quand elle dérange, car une civilisation qui n'ose plus se dire a déjà commencé de mourir.

L'initiative individuelle · Les corps intermédiaires et la subsidiarité · Le pauvre, le malade, l'étranger · Vérité publique et liberté d'expression · Civilisation, mémoire, transmission

« La France a reçu des talents. Il est temps de cesser de les enfouir. »
Tome 1 — Le Pourquoi Les fondements
Tome 2 — Le Comment Les applications concrètes

Premier volet d'un diptyque. Le Tome 1 pose les fondements ; le Tome 2 en tirera les applications concrètes, domaine par domaine.